Français de Taiwan

Lundi 4 décembre 2006

Mardi 28 novembre 2006, 10:00 :
Nous avons rendez-vous avec M. Jean-Claude Poimboeuf, Directeur de l’Institut Français de Taipei, pour lui exprimer notre regret d’avoir été privé, le 14 juillet 2006, d’une célébration conviviale de notre Fête Nationale. Nouveau directeur, nouvelle formule. Il fallait cette année demander une invitation contrairement à la tradition qui était que nous recevions cette invitation. Et puis, il fallait être majeur pour prétendre à cette invitation. C’est là que les réactions de la communauté ne se firent pas attendre. En vain. Et le jour même, on tenta bien d’enfreindre la nouvelle règlementation. Inflexible. Les ministres et autres officiels munis d’invitation passèrent sans souci la sécurité, mais pas les poussettes.

La communauté française, franco-taiwanaise de Taipei (60% de familles binationales), francophone et francophile avait pris l’habitude de se retrouver le jour de notre Fête nationale, invité par l’Institut Français de Taipei à un buffet convivial dans un des grands hôtels de Taipei. De vieux taiwanais comme nous étions certains de saluer nos congénères une fois l’an, et n’était-ce pas un beau symbole que ce soit le 14 juillet ! Les français de l’étranger aiment leur pays, cultivent et transmettent ses traditions avec autant de ferveur sinon plus parfois que les Français vivant en France. Nous sommes les premiers sur le terrain à oeuvrer en faveur de la francophonie et de la francophilie. Et le 14 juillet à Taipei, se côtoyaient dans une ambiance chaleureuse et bon enfant, francophones et francophiles, familles et officiels, étudiants et gens de passage, tous unis par l’attachement sincère à notre pays, sa langue et sa culture... ses talents et ses valeurs. Et je pense que cette année, les talents ne furent pas rassemblés et les valeurs plutôt maltraitées.

Nous avons exprimé à Monsieur le Directeur notre regret d’avoir été contraint de priver nos enfants non majeurs d’une leçon annuelle d’instruction civique que nous considérions comme légitime. Nous lui avons dit combien sa décision nous avait choqués. Il nous a répondu en relatant son expérience aux affaires étrangères, a évoqué ses postes précédents et ce qui est à son sens convenable de faire ou de ne pas faire. Certaines personnes se tiennent ou  se présentent mal, les enfants courent partout. Soit. Mais je pense que ce qui convient dans un poste ne convient pas forcément dans un autre. Et qu’à Taiwan, de toutes façons, les enfants courent partout ! Que chaque territoire a ses spécificités qui méritent d’être respectées.  Monsieur le Directeur nous a renvoyé a nos associations, l’AFT et L’A2FT en nous promettant de soutenir nos initiatives et de s’y associer.

L’avenir, c’est celui de nos enfants. Et je parle ici de nos enfants français vivant à Taiwan. Un certain nombre d’entre eux ne vont pas à l’Ecole française de Taipei, mais parlent et étudient quand même le français. Dans leur école, ils montent chaque semaine les couleurs de Taiwan, ou peut-être des Etats-Unis, suivant la scolarité suivie. Et si leur retour en France est rare et ne coïncide pas avec le 14 juillet, on ne peut que regretter qu’ils ne fassent plus partie des invités de la Fête nationale de la République française.

Heureusement, et c’est d’ailleurs une réalité quotidienne en France, qu’il existe des associations pour transmettre les valeurs et rappeler les devoirs de la République.

Par Désir d'avenir Taiwan
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Lundi 4 décembre 2006

Les Français qui vivent à Taiwan sont actuellement inscrits sur la liste électorale consulaire du bureau de vote de Séoul pour des raisons de géopolitique.

Ceux qui choisiraient de s'inscrire sur cette liste pour les élections présidentielles devraient donc prendre l'avion pour aller voter dans un autre pays, alors qu'un bureau de vote pourrait être ouvert à Taipei si la volonté existait.

Le sénateur Richard Yung vient d'en faire la demande dans une lettre datée du 4 décembre 2006 à M. François BARRY DELONGCHAMPS, Directeur des Français à l’étranger et des étrangers en France du Ministère des affaires étrangères. Espérons que cette demande pourra être acceptée. En voici le texte :

Monsieur le Directeur,

Suite à la présentation à la presse du 16 novembre des modalités du vote des Français établis hors de France pour l’élection présidentielle de 2007 et au compte-rendu que j’en ai fait sur mon site Web, j’ai été saisi par la section de Taiwan du Parti Socialiste du problème de l’absence de bureau de vote à Taipei pour nos compatriotes qui résident à Taiwan.

Il me semble que la création d’un tel bureau de vote entrerait dans les efforts entrepris cette année par le ministère des affaires étrangères pour encourager le vote de nos concitoyens résidant à l’étranger, notamment en créant des bureaux de vote décentralisés, et je soutiens donc la demande de création d’un bureau de vote à Taipei.

Ainsi, les Français de Taiwan pourraient toujours rester inscrits au consulat de Séoul, mais ils pourraient voter dans un bureau de vote décentralisé qui serait ouvert soit au sein de l’Institut Français à Taipei ou dans les locaux de l’École Français de Taipei.

Dans l’attente de votre réponse, que j’espère positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma haute considération.

Richard YUNG

Par Désir d'avenir Taiwan
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Vendredi 15 décembre 2006
M. François BARRY DELONGCHAMPS à répondu à la demande du Sénateur Richard YUNG de création d'un bureau de vote à Taipei.
Elle est malheureusement négative comme il fallait s'y attendre, mais qui ne demande rien n'a rien.
Espérons qu'on pourra essayer à nouveau pour la prochaine fois et que la réponse pourra être différente.
Essentiellement, la raison invoquée est que "La nature de nos relations avec les autorités locales, le statut de l'Institut français [...] ne permettent pas d'envisager l'ouverture d'un bureau de vote à Taipei."
Par Désir d'avenir Taiwan
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Mercredi 17 janvier 2007
Le projet du Parti Socialiste et les propositions que Ségolène Royal présente pour les Français de l'étranger sont infiniment plus développées et marquées de solidarité que celles du candidat de l'UMP. Voilà le lien vers les propositions de Ségolène Royal pour les Français de l'étranger: www.francais-du-monde.net/lettreroyaloct06.htm.
 
On ne lit pas dans le programme de Nicolas Sarkozy que celui-ci se préoccupe de renforcer le service public consulaire par des moyens financiers et humains, d'améliorer la situation souvent dramatique des agents de l'État recrutés locaux ou de doter les Consulats d'un dispositif d'assistance aux femmes françaises à l'étranger et à leurs enfants. On n'y lit pas non plus la nécessité d'une loi d'indemnisation des biens professionnels et personnels du fait de troubles politiques, guerres et catastrophes naturelles. On n'y trouve aucune référence à l'extension de la tutelle sur l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Étranger au Ministère de l'Éducation Nationale, bien nécessaire si nous voulons réduire de moitié les coûts de scolarité à charge des familles sur la durée du quinquennat. Rien sur l'enveloppe du programme FLAM et sur le développement de l'enseignement bilingue. Silence sur le réseau culturel, alors que Ségolène Royal propose la création d'une Agence de la Coopération Culturelle, Scientifique et Technique. Pas de proposition, enfin, sur la transformation de l'Assemblée des Français de l'Étranger en une collectivité publique dotée de compétences décisionnelles et de moyens.
 
La comparaison avec le programme de Sarkozy n'est donc pas difficile à tenir. Sarkozy et ses amis n'ont pas grand chose à nous dire et surtout rien à nous apprendre. Pourquoi l'UMP offre-t-elle ainsi une perspective si famélique aux Français de l'étranger ? Tout simplement parce que le bilan des 5 années de la droite, c'est le développement généralisé de la précarité dans les communautés françaises à l'étranger ... à la faveur du retrait de l'État assumé comme une décision politique par les gouvernement auxquels appartenaient Sarkozy. C'est cette réalité-là qu'il faut dénoncer inlassablement dans notre campagne, car elle est celle de l'injustice, de l'abandon et du déclin. Tout le contraire de ce que propose Ségolène Royal et que nous devons porter avec fierté et ambition.
Par Désir d'avenir Taiwan
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Mardi 13 février 2007
Chères et chers camarades,
   
François Rebsamen, directeur de campagne , m' a informé  que Ségolène Royal ne reprendrait pas, parmi ses propositions, celle de créér une contribution citoyenne que paierait chaque Français établi à l'étranger. Ceci clôt la polémique engagée depuis le début de ce vendredi 9 février par la diffusion, sur divers sites Internet, d'articles plus ou moins fidèlement consacrés au rapport sur la fiscalité remis à la candidate par Dominique Strauss-Kahn, Didier Migaud et François Marc.
   
Comme élu à l'AFE, cette nette mise au point me soulage. Une telle mesure, présentée de manière aussi générale, ne rencontre en rien la réalité et surtout la diversité des communautés françaises à l'étranger aujourd'hui. Elle se heurte aussi au cadre fiscal défini par les conventions bilatérales et n'aurait pas manqué de soulever dans l'Union Européenne un problème majeur de compatibilité avec le droit communautaire.
   
Amitiés socialistes
Pierre-Yves Le Borgn'
Premier Secrétaire fédéral
Par Désir d'avenir Taiwan
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