Jeudi 7 décembre 2006
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Davantage pragmatique que militante, la candidate du PS fait du combat en faveur des femmes une priorité.
Par Charlotte ROTMAN
Libération : mercredi 6 décembre 2006
Femme, oui. Féminine, assurément. Et féministe ? Ségolène Royal, lors de son investiture le 26 novembre à la Mutualité, à Paris, comme candidate du PS pour la présidentielle de 2007 a invoqué Olympe de Gouges, Louise Michel et les 343 salopes. Et dit qu'elle était «venue au socialisme par le féminisme et la révolte contre la place subalterne assignée aux femmes». Au gymnase Japy à Paris, le 13 novembre, elle s'était adressée aux «femmes voilées, femmes mutilées, femmes excisées, femmes violées, femmes écrasées». Les femmes de l'assemblée s'étaient levées comme un seul homme. Sur son site Désirs d'avenir, le blog thématique consacré aux femmes (1) est le premier de la liste. On peut notamment y lire un florilège de ses déclarations sur le sujet. Exemple : «Dans ma famille, le destin des filles était de se marier et de se consacrer à leur foyer. Pour y échapper, je n'avais pas d'autre possibilité que de mériter, par mes notes, le droit d'aller un peu plus loin à chaque étape.» La semaine dernière, Ségolène Royal a intégré la féministe historique Yvette Roudy dans sa garde rapprochée. Et le 25 novembre elle a annoncé une loi «contre les violences faites aux femmes» en début de mandature, si elle était élue présidente.
Par Désir d'avenir Taiwan
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Publié dans : Actualité
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